14/10/09

Chile necesita un PAC (pacto civil de solidaridad)

Pacte civil de solidarité

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Carte montrant l'état du mariage homosexuel en Europe. Mariage homosexuel autorisé Unions civiles autorisées Concubinage homosexuel reconnu Question devant les parlements non reconnu ou statut inconnu Mariage homosexuel interdit
PaletteDroitFamille.png
Introduction générale
La famille (notion générale)
Création de la famille
Le couple
Concubinage - Fiançailles
Union civile (PACS) - Mariage civil
Développement de la famille
Filiation : légitime, naturelle,
L'adoption : simple, plénière,internationale
Organisation de la famille
Obligation alimentaire
Autorité parentale
Desagrégation de la famille
Le divorce - Procédure de divorce
Séparation de corps / de biens
Voir aussi
Le Juge aux Affaires Familiales
La succession
Accouchement sous X - IVG
Procréation médicale assistée
Régime matrimonial
Portail juridique de Wikipédia

Le Pacte Civil de Solidarité (PACS) est, en France, une forme d'union civile.

Il s'agit d'un contrat de droit français. La loi instaurant le PACS a été votée en 1999 sous le gouvernement Jospin. Le PACS est un partenariat contractuel entre deux personnes majeures (les partenaires), quel que soit leur sexe, ayant pour objet d'organiser leur vie commune1.

Ce texte est né d'une volonté de combler le vide juridique entourant les couples non mariés, y compris homosexuels. En effet, contrairement au mariage, le PACS est ouvert aux couples de même sexe. Il offre un cadre juridique complet, à la différence du concubinage, qui est une simple union de fait dépourvue de tout statut, avec plus de souplesse que lemariage, qui est une institution2 minutieusement réglementée ayant pour objet la fondation d'une famille. Le mariage conserve pour lui ses symboles, son titre, son nom, mais ses conséquences sur la famille sont en recul : il n'a plus d'effet en ce qui concerne l'autorité parentale ou l'éducation des enfants ; même le symbolique livret de famille est délivré depuis 1974 aux parents non mariés.

Plus de 200 000 PACS ont été signés durant les six premières années d'existence du dispositif, de 1999 à 20053. Sa concrétisation, de la conception à la mise en application, fut longue et difficile. La première loi sur le PACS, centrée sur l'indivision, a été modifiée par la loi du 23 juin 2006, qui prévoit désormais, à défaut de convention contraire, un régime des biens comparable à celui des époux ayant, par contrat de mariage, adopté la séparation de biens. En outre, le régime fiscal du PACS a été progressivement rapproché de celui du mariage4.

Grandement amélioré, le régime juridique du PACS continue de présenter divers inconvénients ou lacunes, notamment en matière de prestations sociales, de décès du partenaire, de couples internationaux, sans parler des partenaires engagés avant le 1er janvier 2007, qui demeurent soumis au régime de la loi ancienne.

Sommaire

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Les chiffres [modifier]

Évolution du nombre de PACS enregistrés en France
AnnéeNombreVariationDissolutionsVariation
19996 211
200022 276
200119 632- 11,87 %
200225 311+ 28,92 %
200331 585+ 24,78 %
200440 093+ 26,94 %
200560 473+ 50,83 %
200677 362+ 27,93 %9 583
2007102 012+ 31,86 %13 474+ 40,60 %
2008146 084+ 43,20 %23 354+ 73,32 %

Dans son rapport démographique pour 20065, l'INSEE note que si le nombre de mariages conclus, qui a connu une légère hausse en 2005, est à son plus bas niveau depuis 1995, confirmant la tendance de diminution constatée depuis 2001, le nombre d'enregistrements de PACS continue de progresser. La progression de 2005 semble être due à un changement législatif rapprochant les régimes fiscaux du PACS et du mariage.

En 2008 a été signé plus d'un PACS pour deux mariages.

Sur les 263 000 PACS signés depuis 1999, 33 600 (soit 12,8 %) ont été dissous. Sur 274 400 mariages célébrés en 2006, 139 147 divorces ont été prononcés (soit env 50%)

Statistiques

L'article 3 du décret n° du 21 décembre 1999 modifiant la loi informatique et libertés interdisait de sélectionner une catégorie particulière de personnes à partir des données susceptibles de révéler indirectement le sexe des partenaires d'un pacte civil de solidarité, privant les pouvoirs publics de statistiques du nombre de PACS signés entre homosexuels ou entre hétérosexuels.

Une loi du 6 août 2004 6 a inséré un article 14-1 à la loi sur le PACS, modifiant ainsi la disposition précédente, qui demande aux tribunaux d'établir des statistiques sur :

  • le nombre de pactes conclus et ayant pris fin ;
  • la durée moyenne d'un contrat ;
  • l'âge moyen des personnes concernées ;
  • et surtout de distinguer les pactes conclus entre des personnes de sexe différent ou de même sexe7 (féminin et masculin).

Mais l'outil informatique des tribunaux d'instance doit être adapté sur les bases du décret d’application de la loi de 2004 (en cours d'examen par le Conseil d'État en novembre 2006) et de la loi du 23 juin 2006 de réforme des successions. Dans l'attente le ministère de la Justice continue de publier les chiffres des signatures de PACS et de leur dissolution qui ne livrent aucune caractéristique de base sur les intéressés, ce qui ne permet pas de faire de comparaisons du nombre d'unions homosexuelles enregistrées avec les autres pays qui connaissent un régime d'union civile.

Pacs signés par les couples de même sexe

L'entrée en vigueur de cette loi en janvier 2007 a autorisé ce type de traitement statistique. Une étude du ministère de la justice, se basant sur les prénoms des signataires, indique que si en 2000, 25% des PACS étaient des unions entre couples de même sexe, elles ne sont plus que 7% en 2006, le nombre total des pactes triplant durant cette même période.8. Les chiffres de 1999 montre que 42 % des PACS avaient été signés par des couples de même sexe. Depuis son entrée en vigueur la part de PACS entre personnes du même sexe est de 12% (chiffre de 2007).9

Dissolutions de PACS

En 2007, 13 474 contrats ont été dissous et 23 354 contrats en 2008 (+ 73,32 %) dont 9 559 suite au mariage des personnes pacsées.

Historique: un débat politique sans précédents [modifier]

Une réponse à un besoin [modifier]

Après une première moitié des années 1980 assez profitable à la condition homosexuelle (dépénalisation de l'homosexualité, développement des milieux associatifs et commerciaux, etc.), l'épidémie de VIH (sida) a durement frappé cette population et mis en évidence, parfois dramatiquement, les situations douloureuses créées par la législation existante.

La jurisprudence était réticente à prendre en compte la réalité des couples homosexuels. La Cour de cassation a ainsi rappelé que le « conjoint en union libre doit être compris comme ayant entendu avantager deux personnes ayant décidé de vivre comme des époux, sans pour autant s'unir par le mariage, ce qui ne peut concerner qu'un couple constitué d'un homme et d'une femme » (soc., 11 juillet 1989)10 et « le concubinage ne peut résulter que d'une relation stable et continue ayant l’apparence du mariage, donc entre un homme et une femme » (civ. 3e, 17 décembre 1997).

De 1990 à 1998, plusieurs parlementaires socialistes et chevènementistes déposent des propositions de loi afin d’instaurer un nouveau contrat civil. Aucune n’est cependant inscrite à l’ordre du jour du Parlement avant la proposition sur le pacte civil de solidarité. Un long combat parlementaire commence alors.

La première proposition de loi « tendant à créer un contrat de partenariat civil » sera déposée au Sénat par Jean-Luc Mélenchon le 25 juin 1990 à la suite, notamment, du congrès de Rennes et suivant des motions retenues par le bureau national du Parti socialiste.

Mais c'est avec le « contrat d'union civile » (CUC) en 1991 que la bataille politique pour la reconnaissance du couple homosexuel démarre réellement et connaîtra son point d'orgue par l'adoption du PACS le 15 novembre 1999.

Le Contrat d'Union Civile [modifier]

Créé en octobre 1991 par un groupe de travail réuni autour de Jan-Paul Pouliquen, Gérard Bach-Ignasse et Jean-Yves Autexier, ce texte novateur rencontre un soutien immédiat auprès des Verts et du Planning familial et quelques députés socialistes dont Jean-Pierre Michel et Jean-Michel Belorgey qui, avec Autexier, en feront une proposition de loi (n° 3066 du 25/11/1992).

Le CUC sera le plus complet et le plus subversif de tous les projets de rénovation du régime de l'union libre qui précèderont le PACS : régime successoral,sécurité sociale, transfert de propriété et surtout ouverture aux couples (hétérosexuels ou homosexuels) aux fratries et aux « vieilles dames » ce qui le dissocie d'un quelconque lien sexuel entre les contractants ; tous ces thèmes en font une réelle alternative au mariage.

Malgré un soutien médiatique et civil (une pétition rassemblera plus de 3 000 signatures et un sondage donnera 72 % des français très ou assez favorables au projet), le texte n'aboutira pas.

Le 23 décembre 1992, deux articles du CUC seront repris et votés dans la loi « portant sur diverses mesures sociales11» :

  • transfert du bail en cas de décès d'un des deux cohabitants (article 62 de la loi - Déclaré non conforme à la Constitution par décision12 du Conseil Constitutionnel au motif qu'il modifiait l'équilibre général des relations entre bailleurs et preneurs de locaux d'habitation prévu par la loi n°86-1290 du 23 décembre 1986 modifiée) ;
  • couverture sociale du cohabitant à charge pourvu qu'une attestation sur l'honneur de 12 mois de vie commune soit produite. Cette nouvelle disposition profitera essentiellement à des couples hétérosexuels [réf. nécessaire] en situation d'exclusion, preuve, s'il en est, de l'utilité universelle d'une loi pour encadrer les unions de fait.

CUS, CVS, PIC [modifier]

La nouvelle cohabitation politique, imposée par la victoire de la droite aux élections législatives de mars 1993 et qui s'achèvera en 1995 par l'élection de Jacques Chirac, marque un coup d'arrêt à la reconnaissance juridique du couple homosexuel.

Néanmoins, le projet de CUC n'est pas définitivement enterré puisqu'en juin 1995 la fédération AIDES se mobilise en faveur de cette cause. Son groupe juridique proposera un « contrat de vie sociale » (CVS), qui fusionnera finalement en septembre 1995 avec le CUC pour donner naissance au « contrat d'union sociale » (CUS).

Cette nouvelle mouture du texte permettra le ralliement du mouvement homosexuel.

Ce dernier, jusqu'à présent, refusait en partie l'institutionnalisation du couple gay, restant sur les positions des années 1970, qui dénonçaient la normalisation de la société et son ordre symbolique (patriarcat, monogamie, mariage) et défendaient l'homosexualité comme dernier terrain de la marginalité.

Mais du « droit à la différence » l'on est passé à la revendication du « droit à l'indifférence » qui suppose l'égalité des droits pour tous et la défense du CUC sera une des clés de voûte de ce combat.

La multiplication des maires délivrant des certificats de vie commune aux couples homosexuels (une cinquantaine en 1995, 246 en 1996) et les risques potentiels de contentieux devant les tribunaux administratifs font revenir la question du CUC à l'Assemblée nationale.

Mais la réponse du garde des Sceaux, Jacques Toubon, sera sans équivoque : « il n'est pas question de créer le contrat d'union civile, il est au contraire question de favoriser dans le pays les mariages et les naissances ».

Jacques Toubon demandera quand même une étude portant sur les conséquences financières de la séparation des couples confiée à groupe de travail présidée par Jean Hauser, professeur de droit, et qui donnera naissance au « pacte d’intérêt commun » (PIC).

Le PIC ne s'attachera qu'à résoudre des problèmes matériels et financiers en faisant l'impasse sur une quelconque reconnaissance symbolique (c'est d'ailleurs une convention rédigée sous seing privé, ou en la forme authentique devant notaire).

Naissance d'une nouvelle loi, le PACS [modifier]

Le 9 octobre 1998, les députés RPR, UDF et DL (à l'exception d'Alain Madelin et de ses proches qui se sont abstenus) se sont largement mobilisés. L’absentéisme sur les bancs de la gauche plurielle est, à l’inverse, anormalement élevé. Fait exceptionnel sous la Ve République, c’est l’irrecevabilité qui l’emporte : l’opposition demande que le texte ne soit pas débattu car elle l’estime contraire à la Constitution. La majorité propose alors un nouveau texte. La bataille reprend le 3 novembre 1998. En deux jours, l’opposition dépose douze cents amendements. Chaque alinéa est l’occasion d’interminables échanges.

La proposition de loi relative au pacte civil de solidarité fut votée après une forte opposition de la part de la droite. Christine Boutin et Philippe de Villiersnotamment, prévoyant la destruction de la société si la loi était passée.

Christine Boutin prononça ainsi une argumentation de cinq heures à l'Assemblée nationale, défendant les fondamentaux de nos sociétés rappelés dans la Bible, brandie à cette occasion dans l'hémicycle (ce qu'elle conteste cependant, affirmant qu'elle brandissait en réalité le règlement de l'Assemblée Nationale)13. PourChristine Boutin, « le PACS contribuerait inévitablement à la chosification des enfants soumis au bon plaisir des adultes ». Pour Dominique Dord, député DL, « Le PACS est une patate chaude que l’on se refile de la mairie au tribunal d’instance et pourquoi pas demain à la direction des services vétérinaires ». Pour d'autres comme Claude Goasguen, il s'agit de défendre la conception d'une société où la famille est fondée sur deux parents de sexe opposés. Ils craignent surtout que le PACS ne soit qu'une étape avant le mariage homosexuel et l'adoption d'enfants par les couples gays.

À droite, seule la députée RPR Roselyne Bachelot-Narquin soutient le texte. À gauche, le gouvernement Jospin reprend désormais plus nettement le PACS à son compte, mais à la condition de refuser toute ouverture à l’adoption et à la procréation médicale assistée. Le 13 octobre 1999, après plus d’un an de procédure, l’Assemblée adopte en dernière lecture la loi sur le PACS.

La loi n°99-944 est promulguée le 15 novembre 1999. Ce texte de compromis, lacunaire et ambigu, sera réformé par la loi n° 2006-728 du 23 juin 2006, et la loi du n°2007-1223 du 21 août 2007.

Régime juridique [modifier]

Adoption du pacte [modifier]

Deux personnes physiques majeures résidant sur le territoire français (France métropolitaine et DOM uniquement, le PACS n'étant pas applicable ailleurs[réf. nécessaire]) qui souhaitent organiser leur vie commune peuvent conclure un PACS quel que soit leur sexe14. La loi15 impose :

  • Une convention signée des deux partenaires, ou un acte devant notaire qui présente l'avantage, moyennant un coût minimum de 400 €, d'écarter tout risque de perte ultérieure du contrat.
  • Une déclaration conjointe enregistrée au greffe du tribunal d'instance dans le ressort duquel les partenaires ont leur résidence commune. Cet enregistrement est gratuit.
  • Pour les français résidant à l'étranger, une déclaration conjointe enregistrée par l'agent diplomatique ou consulaire français du lieu de la résidence commune. En effet, en cas de résidence à l'étranger (dans les états où l’ordre public ne prohibe pas, de manière législative ou réglementaire, toute vie de couple hors mariage) il est possible de contracter un PACS si au moins l’un des deux partenaires est de nationalité française16.

Les partenaires doivent comparaître tous les deux, en personne, au greffe, à l'ambassade ou au consulat de France, toute représentation par un tiers étant impossible. La différence de traitement avec les futurs époux est frappante : le mariage fait l'objet d'une cérémonie célébrée17 par le maire de la commune, le PACS est enregistré au Tribunal. Il est à noter qu'un nombre croissant de maires offrent la possibilité de célébrer le Pacs en mairie. La grande majorité des maires qui permettent de conclure un Pacs en mairie est de gauche (B. Delanoé à Paris, JC Antonini à Angers, F. Rebsamen à Dijon...), mais quelques rares maires de droite permettent également de conclure un Pacs en mairie (Christian Estrosi à Nice par exemple). La possibilité de conclure un Pacs en mairie est offerte dans "certains arrondissements de Paris et de Lyon", ainsi qu'à "Toulouse, Nice, Nantes, Montpellier, Lille, Rennes, Reims, Grenoble, Dijon, Villeurbanne, Rouen, Tourcoing, La Rochelle, Lorient, Saint-Herblain (44), Saint-Jean-de-La-Ruelle (45), Échirolles (38), Jacou (34) et Bègles (33), entre autres"18.

Sont prohibées les conventions 19 :

  • entre ascendants, descendants (parents, enfants, grands-parents) et alliés en ligne directe (belle-mère et gendre, beau-père et bru, etc.) ; c'est la prohibition de l'inceste.
  • entre collatéraux jusqu'au troisième degré (frères, sœurs, oncles, tantes, nièces et neveux) ;
  • entre partenaires dont l'un est déjà marié ou déjà pacsé ; c'est la prohibition de la bigamie. Lorsque deux personnes ont déjà conclu un partenariat à l'étranger, l'enregistrement d'un PACS de droit français n'est plus possible20. Or, la reconnaissance en France des effets civils d'un partenariat conclu à l'étranger demeure incertaine, le bénéfice des avantages fiscaux étant clairement exclu. Une réforme est envisagée sur ce point21.
  • avec un mineur même émancipé 22. Depuis le 1er janvier 2009, l'assistance du curateur23 ou l'autorisation du juge ou du conseil de famille24 sont nécessaires pour, respectivement, le majeur sous curatelle ou sous tutelle.


Les partenaires reçoivent immédiatement une attestation d'enregistrement du PACS qui précise leurs noms, prénoms, dates et lieux de naissance et la date de conclusion du PACS. La convention de PACS prend effet, entre les partenaires, à compter du jour de son enregistrement, et vis-à-vis des tiers, à compter de sa mention en marge de leurs actes de naissances. Elle est sans valeur, y compris entre les partenaires, et même lorsqu'elle a été passée devant notaire, tant qu'elle n'a pas été enregistrée32.

Conséquences familiales [modifier]

Comme le mariage, le PACS institue sans les énoncer certaines priorités : la situation de détresse matérielle à l'origine du PACS, résultant de ruptures soudaines sans recours possible, transparaissent dans l'article 515-4, qui organise un devoir d'aide mutuelle. Les partenaires s'engagent à vivre en commun, et à s'apporter une aide matérielle l'un à l'autre. Cette aide est quantifiée, sauf dispositions contraires de la convention de PACS, à proportion de leurs facultés respectives. Les partenaires sont donc libres de la réduire au minimum ou l'augmenter au maximum par contrat, le juge éventuellement saisi devant appliquer la convention.

Lorsque l'un des partenaires est dans le besoin, il peut ainsi s'adresser au tribunal pour obtenir la saisie du compte bancaire de son partenaire. On remarque ici la différence avec le mariage car lorsque l’un des époux manque à son obligation de contribution aux charges du mariage, l’autre doit demander le divorce et assigner celui-ci devant le juge pour le contraindre à payer[réf. souhaitée]. Entre partenaires d'un PACS, la dissolution du contrat est bien plus souple, et ne garantit pas la protection du partenaire dans le besoin.

Avec la loi de 2006, la logique matrimoniale du PACS gagne du terrain, et les partenaires s’engagent à une assistance réciproque (dans la vieillesse, la maladie, etc.). La loi du 5 mars 2007 facilite l'exercice de cette assistance, en prévoyant qu'un partenaire PACSé peut être nommé tuteur de son partenaire incapable33. Auparavant le juge des tutelles ne pouvait désigner en cas d’incapacité comme tuteur que le conjoint ou éventuellement un ascendant.

On reste loin de la formulation brève mais sans équivoque de l'art. 212, « les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours et assistance », dont nul contrat ne peut diminuer la portée. Cette notion de fidélité est totalement étrangère au pacte. Le mariage a cependant beaucoup évolué sur ce point, par un mouvement qui a commencé avec la fin de la pénalisation de l'adultère au début du xxe siècle, jusqu'à la jurisprudence actuelle, dans laquelle l'infidélité n'est pas en elle-même une cause suffisante pour entraîner des torts exclusifs de l'une des parties [réf. nécessaire].

A la différence, majeure, du mariage, le PACS est sans effet sur les règles de la filiation et de l'autorité parentale. Il ne confère pas le droit d'adopter ensemble un enfant ou de recourir à une procréation médicalement assistée.

Décès d'un partenaire : héritage et autorité parentale [modifier]

En cas de décès de l'un des partenaires, le survivant n'est pas héritier du défunt ; il n'a que des droits limités sur le domicile familial. L'adjonction de deuxtestaments est donc un complément indispensable au contrat de PACS. En effet, lorsqu'il n'existe pas de descendant(s), il est possible de léguer l'ensemble de ses biens au partenaire survivant. Dans le cas contraire, le legs ne peut dépasser la quotité disponible.

En outre, lorsqu'il s'agit d'un PACS entre homosexuel(le)s, en cas de décès d'un conjoint, l'autorité parentale revient à l'autre parent, biologique, du mineur. Toutefois, celui-ci peut déléguer l'autorité parentale au conjoint du (ou de la) défunt-e. Ainsi, dans une telle affaire, le père de l'enfant, devenu seul titulaire de l'autorité parentale suite au décès de la mère, en avait délégué l'autorité à la conjointe de la mère. La sœur de la défunte avait toutefois voulu être désignéetutrice des mineurs et avait dès lors formé une demande de délégation de l'autorité parentale à son profit. Elle a été déboutée par la Cour d'appel, jugement confirmé en avril 2008 par la Cour de cassation, l'intérêt des enfants étant de continuer à vivre auprès de la femme qui s'occupait d'eux depuis le décès de leur mère 34.

Régime des biens et des dettes [modifier]

Pactes enregistrés avant le 1er janvier 2007 [modifier]

Ces pactes demeurent soumis, quant aux biens, aux graves inconvénients de la rédaction initialement défectueuse de la loi du 15 novembre 199935.

Chaque partenaire conserve la propriété exclusive :

  • des biens qu'il possédait avant la signature du pacte, à charge pour lui d'en prouver la date d'acquisition,
  • et des biens qu'il reçoit par succession ou donation.

Les biens acquis pendant la durée du pacte sont indivis, ce qui signifie qu'ils appartiennent par moitié à chacun des partenaires. La preuve contraire peut être rapportée :

  • uniquement par le contrat de PACS, en ce qui concerne le mobilier ;
  • uniquement par les stipulations de l'acte d'acquisition36 en ce qui concerne les autres biens (immeubles, véhicules, fonds de commerces ou parts desociétés), avec pour conséquences :
    • que la possibilité de détenir autrement que par moitié chacun des titres ou valeurs boursières est douteuse, puisqu'il n'existe pas d'acte d'achat ;
    • que la validité des stipulations contraires mentionnées dans le contrat de PACS lui-même n'est pas certaine37.

Il est recommandé aux partenaires concernés de conclure un pacte modificatif38 pour se placer sous l'un des deux nouveaux régimes.

Pactes enregistrés ou modifiés après le 1er janvier 200739 [modifier]

Le PACS se distingue désormais du mariage par le fait que le régime des biens par défaut est la séparation de biens, alors que le régime des biens par défaut dans le mariage est la communauté réduite aux acquêts. Mais dans le mariage comme dans le PACS, le couple peut aménager ou changer ces dispositions, par contrat de mariage, changement de régime matrimonial, ou avenant, enregistré, au contrat de PACS. Il est intéressant d'observer que la très grande majorité des époux qui font un contrat de mariage choisissent la séparation de biens.

Pour son PACS, le couple a le choix entre un régime de séparation des biens, et un régime d'indivision.

La séparation des biens [modifier]

Chaque partenaire conserve la propriété des biens qu'il possédait avant la signature du pacte, qu'il acquiert avec ses revenus, qu'il reçoit par succession ou donation. Il en dispose, les administre et les utilise librement. Il lui appartient de prouver qu'il en est propriétaire (titre de propriété, facture)40. Les biens sur lesquels aucun des partenaires ne peut justifier d'une propriété exclusive sont réputés leur appartenir indivisément, à chacun pour moitié. Les partenaires ont également la possibilité d'acquérir des biens ensemble, par moitié ou autrement. Ils forment alors volontairement, pour tel ou tel bien, une indivision. Mais ils devront respecter strictement, et avec beaucoup de rigueur et de discipline, les proportions respectives entre les proportions acquises, et leur financement effectif.

La séparation des biens est applicable par défaut, c'est-à-dire dans le silence du pacte sur le régime choisi par les partenaires.

Le régime de l'indivision [modifier]

Les partenaires peuvent convenir que tous les biens qu'ils acquièrent ensemble ou séparément après la signature du pacte, appartiendront pour moitié à chacun d'eux41. Dans ce cas, s'il y a contribution inégale au financement du bien, aucun recours ne peut être exercé. Chaque partenaire conserve cependant la propriété exclusive :

  • des biens qu'il possédait avant la signature du pacte ;
  • des biens qu'il reçoit par succession ou donation ;
  • de ses économies,
  • de ses travaux personnels,
  • des biens qu'il acquiert seul, lorsqu'il précise dans l'acte d'achat que le prix est payé avec des fonds détenus avant la signature du pacte, ou reçus par succession ou donation 42.

Pouvoirs des partenaires sur les biens indivis [modifier]

Chaque partenaire est gérant des biens indivis, ce qui se traduit, notamment, par l'absence de pouvoirs de chacun des partenaires pour agir sans l'accord de l'autre. Seuls les actes nécessaires à la conservation des biens peuvent être accomplis par un partenaire agissant seul. Pour l'administration des biens indivis, les partenaires peuvent conclure une convention relative à l'exercice de leurs droits indivis43, réputée conclue pour la durée du pacte civil de solidarité. Lors de la dissolution du pacte, cette convention pourra être prorogée pendant cinq années reconductibles44.

Logement familial [modifier]

Chacun des deux partenaires est réputé cotitulaire du bail du logement du couple. Il en est ainsi, dès lors que le propriétaire en a été averti, même si un seul partenaire a signé le bail avant la conclusion du pacte. Lorsque le partenaire qui avait signé le bail abandonne le domicile, ou vient à décèder, son partenaire continue à en bénéficier pour la durée restant à courir45. Inversement, le bailleur engagé dans les liens d'un PACS peut faire profiter son partenaire du droit de reprendre pour habiter le logement occupé par un locataire46. En cas de décès de l'un des partenaires, le survivant a, pendant une année, un droit de jouissance gratuite sur le logement du couple et le mobilier qui s'y trouve, aux frais des héritiers, quelles que soient ses conditions de location ou de propriéte47.

En contrepartie, chaque partenaire est solidairement tenu envers le propriétaire de la totalité des loyers et des charges restant dus jusqu'à la fin du bail. Dès lors que son partenaire, qui est cotitulaire, demeure dans les lieux, il importe peu qu'un congé régulier ait été délivré.

Droits des créanciers [modifier]

En principe, chaque partenaire demeure seul débiteur des dettes nées avant le pacte, ou qu'il contracte seul. Mais ses créanciers voient leurs droits de poursuites étendus à la part que détient ce partenaire dans les biens indivis. En principe, un créancier ne peut pas saisir directement ces biens indivis, mais il a le droit de demander un partage à cet effet 48 lorsque aucune convention d'indivision n'a été établie. Il ne faut pas en sous-estimer les graves conséquences, notamment lorsque l'un des partenaires exerce une activité indépendante.

Certains créanciers ont des droits plus étendus, dits de solidarité active. Ils peuvent poursuivre chacun des partenaires pour la totalité de la dette, sans être tenu de la répartir entre eux à proportion de leur part. Il en est ainsi:

  • pour les dettes contractées par l'un des partenaires pour les besoins de la vie courante, sauf en ce qui concerne les dépenses manifestement excessives49 ;
  • pour les des dettes contractées par l'un des partenaires pour la conservation ou la gestion des biens indivis50 ;
  • pour les impôts (sur le revenu et la fortune).

La solidarité à l'égard des tiers concernant les « dettes contractées par l'un des deux partenaires pour les besoins de la vie courante » est, un franc emprunt aumariage. C'est sans doute pourquoi la formulation reste assez générale (« vie courante ») et a le défaut d'ouvrir la voie à de multiples contentieux.

Droits dans l'entreprise [modifier]

Contrat de travail [modifier]

Les partenaires salariés ont la possibilité de se prévaloir de l'enregistrement de leur PACS pour obtenir une période de congés exceptionnels de quelques jours, variable selon les conventions collectives, à titre d'événement familial, comme lors d'un mariage.

Les salariés du secteur privé ont de même droit à deux jours de congés en cas de décès du partenaire, un jour en cas de décès de l'ascendant de leur partenaire51. L'employeur a une obligation de fixer les dates de congés en tenant compte de celles du partenaire51, et d'accorder des dates de congés simultanés en cas d'emplois dans la même entreprise52. Enfin, il existe la possibilité de bénéficier d'un congé de soutien familial, non rémunéré, pour s'occuper du partenaire présentant un handicap ou une perte d'autonomie d'une particulière gravité53.

Les salariés de la fonction publique hospitalière, territoriale et de l'État, ont un droit de priorité dans l'ordre des mutations pour rapprochement géographique54. Des aménagements d'horaires sont également accordés pour permettre l'accompagnement du partenaire handicapé55. Les autorisations d'absence56 sont de cinq jours maximum lors de la conclusion d'un PACS, trois jours maximum en cas de décès ou de maladie grave du partenaire.

Statut de collaborateur [modifier]

Lorsqu'un partenaire participe à l'activité professionnelle de l'autre, il a la possibilité d'opter pour la même couverture sociale que le conjoint d'un chef d'entreprise commerciale, artisanale, agricole ou industrielle. Ce statut de partenaire collaborateur lui permet de cotiser personnellement au régime d'assurance vieillesse du régime social des indépendants pour se constituer une retraite et de bénéficier de la qualité d'ayant-droit en matière d'assurance maladie-maternité57. Sa participation dans l'entreprise doit être régulière, non rémunérée, et il ne doit pas exercer d'activité hors de l'entreprise.

Protection sociale [modifier]

Le partenaire bénéficie de la couverture sociale de son partenaire en matière d'assurance maladie et de maternité58, et du capital décès de son partenaire, pour lequel il est prioritaire, devant les enfants et ascendants59. Dans certains cas, il est possible de bénéficier d'une rente d'ayant-droit lorsque le partenaire est décédé suite à un accident du travail ou à une maladie professionnelle60.

Les revenus des deux partenaires sont pris en compte pour le calcul des plafonds de ressources lors de la fixation du droit à aux prestations sociales. L'assiette des revenus étant modifiée, la plupart des prestations peuvent être réduites ou supprimées, c'est le cas notamment pour :

L'assujetti pacsé qui a perdu tout droit à ses prestations (AAH ou RMI) devient alors un ayant-droit de son partenaire se trouvant ainsi dans une situation de dépendance totale. Cette situation crée des désagréments au partenaire qui « entretient » l'autre tel le passage du tarif de mutuelle d'une cotisation individuelle à une cotisation de couple (généralement plus de 90% d'augmentation) mais aussi parfois une mauvaise considération du couple (un partenaire qui travaille et entretient l'autre).

La signature du PACS provoque la perte des allocations accordées aux personnes isolées (soutien familial, parent isolé, veuvage), et ne donne aucun droit à lapension de réversion, ou à une allocation veuvage.

Unions internationales [modifier]

Il n'existait pas de règles de droit international privé en matière de PACS, ce qui peut provoquer de graves incertitudes en présence de partenaires de nationalité ou de résidence étrangère, ou encore de biens détenus à l'étranger.

Pour remédier à cette situation, la loi n° 2009-526 du 12 mai 2009 de simplification et de clarification du droit et d'allègement des procédures a créé l'article 515-7-1 du Code civil qui dispose que « les conditions de formation et les effets d’un partenariat enregistré ainsi que les causes et les effets de sa dissolution sont soumis aux dispositions matérielles de l’État de l’autorité qui a procédé à son enregistrement »61. Ainsi, à présent et sous réserve des instructions administratives spécifiques à chaque ministère, les partenaires étrangers installés en France pourront bénéficier, après vérification de la validité de leur partenariat au regard de la loi du pays qui a procédé à l'enregistrement dudit partenariat, des mêmes droits que les pacsés français (notamment en matière fiscale).

L’attribution d’un Titre de séjour au partenaire étranger ne se fait pas dans les mêmes conditions que pour un conjoint étranger. Le PACS est simplement un élément d'appréciation des liens personnels en France, et notamment pour l'obtention d'un titre de séjour « vie privée et familiale » après justification d'un an de vie commune62.

Fiscalité [modifier]

Les époux, à l'instar des partenaires PACSés, forment un foyer fiscal unique pour l'impôt sur le revenu. Seuls les concubins doivent déclarer séparèment leurs revenus et prendre en compte leurs propres enfants, les enfants communs étant pris en compte par le père ou par la mère. La fiscalité de l'impôt sur le revenu est généralement plus avantageuse pour les couples avec des revenus élevés, et pour les couples dont un seul partenaire travaille. Cependant, les avantages de l'imposition séparée sont peu marqués en raison du doublement de certaines réductions d'impôt pour les couples pacsés et du plafonnement du quotient familial. Bien entendu, la fiscalité du ménage évolue très rapidement en raison de la complexité du barème de l'impôt sur le revenu, de ses modifications incessantes, et de la composition et de l'activité du ménage.

La date optimale pour enregistrer ou dissoudre un PACS, depuis le changement de fiscalité en application pour les pacs contractés depuis le 1er janvier 2005, dépend des revenus de chacun ainsi que de la différence de revenus entre les partenaires pacsés et tombe généralement au deuxième ou troisième trimestre 63, elle permet de découper l'exercice fiscal en trois déclarations 64 :

  • deux déclarations individuelles pour les revenus antérieurs à la date signature, l'impôt calculé sur les revenus allant du 1er janvier à la date du PACS est dû personnellement par chacun des partenaires ;
  • une déclaration commune pour les revenus compris entre la date de signature et le 31 décembre de l'année concernée ; l'impôt est alors payé conjointement par le couple.

Cet avantage est évidemment remis en cause en cas de rupture avant le 31 décembre de l'année qui suit la formation du PACS. Lors de la séparation, le partenaire lié par un pacte civil de solidarité peut demander une désolidarisation de l'impôt sur le revenu, de la taxe d'habitation ou de l'impôt de solidarité sur la fortune 65. Dès la conclusion du PACS, les partenaires sont, comme les concubins et les époux, soumis à une imposition commune pour la perception de l'impôt sur la fortune66. Dès la conclusion du PACS, les partenaires sont, comme les époux, exonérés de droits de succession et bénéficient, en matière de droits de donation, d'un abattement de 76 000 € puis d'une fiscalité progressive.

Rupture du pacte [modifier]

Le PACS est un contrat que le couple peut librement modifier ou rompre, à la différence du mariage qui, malgré de nombreuses réformes allant dans cette direction (possibilité de changer de contrat de mariage, développement du divorce par consentement mutuel), ne peut être modifié ou rompu que par ou avec l'accord d'un juge. Bien que facilité par la loi du 26 mai 2004, le divorce reste un processus lourd, douloureux et… judiciaire. Au contraire, la résolution du PACS sera matérialisée par une simple lettre recommandée avec effet immédiat, même s'il n'est pas exclu, en pratique, que la rupture donne lieu, comme le divorce, à des contentieux. Comme un simple concubinage, le PACS peut en effet entraîner des conflits lors de son exécution ou de sa rupture. L'intervention du juge n'est donc nullement exclue.

Les partenaires sont libres de rompre le pacte à tout moment 67 :

  • en adressant ou en remettant une déclaration commune au greffe du tribunal d'instance ayant enregistré le PACS.
  • à l'initiative d'un seul des partenaires, au moyen d'une signification (par huissier) à l'autre partenaire, dont la copie est adressée ou remise au greffe du tribunal d'instance ayant enregistré le PACS. La brutalité de cette procédure a été l'objet de nombreuses critiques[réf. souhaitée], on a été jusqu'à employer le terme de répudiation.
  • par le mariage de l'un des partenaires, au moyen d'une signification (par huissier) de l'acte de mariage à l'autre partenaire, dont la copie est adressée ou remise au greffe du tribunal d'instance ayant enregistré le PACS. La brutalité de cette procédure a été l'objet de nombreuses critiques[réf. souhaitée], on a été jusqu'à employer le terme de trahison.
  • par le mariage des partenaires, sans autre formalité.

La dissolution est effective, entre les partenaires, dès son enregistrement par le greffe, et vis-à-vis des tiers, à compter de sa mention en marge de l'acte de naissance. Elle peut donner lieu à réparation lorsqu'elle est fautive. De plus, les anciens partenaires vont devoir établir des comptes et parvenir à un accord sur le partage du mobilier et des biens indivis, pour reprendre leur indépendance financière. La convention de PACS peut organiser les modalités de rupture et les règles d'indemnisation. A défaut, le juge statue sur les conséquences de la rupture. Mais, contrairement au divorce, la rupture du PACS n'implique pas le versement par le partenaire le plus aisé d'une prestation compensatoire de la différence de niveau de vie provoquée par la rupture.

Un autre piège du PACS est que les partenaires pourraient être tentés de se séparer à l'amiable en négligeant de dissoudre leur PACS, et avoir par la suite de mauvaises surprises, par exemple en étant tenus responsables des dettes de leur partenaire.

Voir aussi [modifier]

Les pays où mariage civil et adoption sont ouverts aux homosexuels [modifier]

Articles détaillés : Homoparentalité et Mariage homosexuel.
  1. mariage ET adoption
  2. adoption seule

Post operatorio de la clasificación de Chile

El gobierno es el más feliz con el triunfo de Chile. Todos sabemos que cuando una selección nacional de cualquier país gana, la disatisfacción con el gobierno de turno cae. La administración de Michelle Bachelet ya supera el 70% de aprobación, y con la goleada 4 x 2 de Chile sobre Colombia es probable que el gobierno de la Concertación toque el cielo. El más triste es el candidato de centro-derecha Sebastián Piñera, quien debía encantar a los jóvenes y a votantes históricos de la Conertación para asegurar su triunfo en diciembre, pero hasta ahora no ha entusiasmado ni a los primeros ni a los segundos, y los votos de MEO y Frei suman más que los de Piñera. Ahora, con la clasificación de Chile, al billonario le costará incluso más persuadir a los electores sobre la necesidad de un cambio.

Analizar el fútbol en sudamérica inevitablemente implica entrometerse en cuestiones políticas. Y es la política la que termina destruyendo al fútbol. Recordemos que Franco manipulaba la liga española para darle los mejores jugadores al Real Madrid y así usar los triunfos del equipo merengue para apaciguar a la población. La Copa Argentina 78 fue usada del mismo modo por la Junta Militar argentina. Marcelo Bielsa, técnico argentino a cargo de la selección chilena, es un hombre que no pudo contra el establishment futbolístico de su país. Felizmente, la pérdida de Argentina fue una ganancia para Chile. Mientras en la angosta franja celebran la clasificación, Argentina, calculadora en mano y dirigida por un toxicómano adulador de Fidel Castro, reza para ir a los play-offs gracias a un providencial gol de último minuto frente a Perú.

La pregunta es inevitable: ¿qué motivó a Argentina para desprenderse de Bielsa? La respuesta todos la sabemos. Bielsa salió de la siempre contundente selección argentina por no ganar una Copa América y por no pasar la primera ronda en la Copa Corea-Japón 2002. Chila jamás ha ganado una Copa América y el mero hecho de clasificar en tercer lugar a un Mundial ya es un triunfo que merece incluso una felicitación de Michelle Bachelet. Los chilenos celebramos terceros lugares. Los argentinos consideran los segundos lugares un fracaso imperdonable.

Bielsa no es un técnico que domine una amplia paleta de tácticas. Es un hombre que tiende en exceso al juego de ataque, justamente lo que Chile no necesita. "Poblar la defensa" ha sido históricamente la táctica chilena. Pero no sólo el ordenamiento táctico de Bielsa es lo que funcionó en Chile, sino además que el estilo de Bielsa se acomoda perfectamente a la mentalidad chilena, que busca siempre un líder que imponga orden y disciplina. Es acá lo que quiero destacar del entrenador del elenco chileno.

En todo grupo humano se necesita un líder. Una orquesta no puede ejecutar una sinfónía sin un conductor. Una empresa no puede llevar a cabo una eficiente división del trabajo sin un gerente. Un equipo de fútbol con un líder como Maradona lleva a Argentina a usar la calculadora y las plegarias al Dios Padre. Un líder como Bielsa logra que el equipo que terminó último en las clasificatorias para Alemania 2006, y hoy el más bajo de estatura física en sudamérica (continente bajo) y de rendimiento históricamente irregular clasifique a una Copa del Mundo, o gane a equipos que se avizoran fuertes como Dinamarca. Estos son logros que van más allá de las expectativas. Tal es la importancia de un líder. Un buen líder logra la sinergia, es decir, hacer que el conjunto rinda. Del mismo modo, un país dirigido por un gran líder lleva a sus gobernados a una mejor calidad de vida.

La pregunta que sigue es, ¿qué determina la calidad y el éxito de un líder? Esto es vital para entender la filosofía que postula este blog. Un líder puede imponerse al estilo socialista o conservador: por la fuerza. Imponiendo amenazas de muerte o cárcel a quien no cumpla la ley. Llevando a cada uno a sacrificarse al extremo del absurdo a nombre del resto. Usando el miedo (o el Estado Policial) como herramienta de control. Exaltando el terror para así gobernar más fácil (imponer el Estado de derecho). Promoviendo la pequeñez y la obediencia en desmedro de la independencia y el escepticismo.

Pero existe otra forma de liderar, y es lo que ha hecho el seleccionador de Chile. El profesor Bielsa impone su disciplina simplemente por presencia. Los jugadores chilenos no hacían caso de las normas de Nelson Acosta y por ejemplo en Dublín fueron a emborracharse, simplemente porque Acosta carece de la fibra de liderazgo que le permita imponer disciplina. Los jugadores ahora saben que obedecer a Bielsa les conviene, porque el técnico argentino es un hombre que infunde respeto por la admiración que produce su dedicación al trabajo y su sed de éxito (y de justa revancha hacia sus connacionales, quienes lo despreciaron injustamente). Es más fácil dirigir a un grupo humano cuando el líder goza del respeto de sus dirigidos, que cuando los dirigidos viven del terror. Vale decir, Bielsa ha sido más bien liberal en su intento por imponer orden. Es más fácil gobernar un país cuando los gobernados confían en sus gobernantes, que cuando simplemente deben acatar la ley por miedo al castigo (esto lo elaboró en extenso el gran eticista chino Confucio).

El chileno tiene especial predilección por la gente que se dedica obsesivamente a su trabajo. A Bielsa le sobra esta obsesión, por ello le llaman "El Loco". Como técnico ha congregado a los más renombrados hombres de negocios de Chile y les dio una charla. Esto es algo inédito. Bielsa debe seguir explotando su prestigio profesional, piedra angular de su liderazgo, si quiere ahora llegar a la final de Sudáfrica 2010.

Cómo técnico ha cometido errores, por ejemplo atacar a Brasil a pesar que el empate convenía a ambos. Pero Chile es un equipo que por demasiado tiempo ha vivido del empate. Estas cosas en Chile se le perdonan a Bielsa.

Pero incluso más allá, el éxito de Bielsa en Chile se debe a que el hombre goza además de la confianza de sus superiores. El zar del fútbol argentino, Julio Grondona, ya lleva más de tres décadas a cargo de la AFA. Los dirigentes están para actividades administrativas, los entrenadores para cuestiones técnicas. Ambos deben ser capaces de comprenderse, pero no de pasarse a llevar. En Chile hemos tenido dirigentes de la ralea de Miguel Nasur, o sea, seres humanos repulsivos. Pero al menos ha habido rotación en los puestos. Hoy coincidieron dos hombres de prestigio como Harold Mayne-Nicholls en la presidencia de la ANFP y Marcelo Bielsa como técnico de la selección. Mayne-Nicholls confía en Bielsa. Los jugadores confían en su técnico. A su vez, Bielsa confía en Mayne-Nicholls. Cuando abunda la confianza fluye el trabajo bien hecho, y el orden es casi espontáneo y fácil de instaurar. La consecuencia es el éxito. La confianza lleva al éxito.

Ahora deseamos a Bielsa con sed de gloria. La carrera de los futbolistas es corta, y si éstos se dejan de puetar y beber, quizás añoren besar y levantar la copa en Sudáfrica y traerla a este lado de los Andres, además ellos, los jugadores, podrán asegurarse su futuro. Sospecho que el primero sabe lo que quiere, y va a hacer lo posible para explicárselo a los segundos. Los chilenos somos derrotistas por naturaleza. Por iniciativa propia somos incapaces de aspirar al éxito. Necesitamos que alguien nos inculque espíritu de superación, y Bielsa tiene el profesionalismo y la locura para infundir la disciplina y pasión que se necesita para campeonar.

Sí, hablo de ser campeones en Sudáfrica 2010.

(extraido desde chile liberal)

8/10/09

Sketch sent with a letter from Vincent van Gogh to his brother Theo, Arles, 16 October 1888

ALEJANDRO FAURÉ : el primer diseñador grafico chileno

Hace poco, publicamos un posteo relativo a la exposición de humor gráfico de Jimmy Scott en la Estación Bellas Artes. Curiosamente, otro feliz suceso está aconteciendo también en Santiago Centro, a propósito de los históricos artistas y comunicadores de la gráfica nacional, esta vez con boleto de viaje al pasado: la muestra "Alejandro Fauré, un precursor de la ilustración editorial y el diseño gráfico en Chile", inaugurada el pasado 11 de junio y que estará abierta hasta el 31 de julio. Incluyó un evento central: el lanzamiento del libro "Alejandro Fauré, monografía de un precursor de la ilustración editorial y el diseño gráfico en Chile", de Mariana Muñoz y María Fernanda Villalobos, hoy 18 de julio.

La exposición se realiza en el Salón Bicentenario de la Biblioteca Nacional de Chile, y las piezas reproducidas dan la vuelta completa al muro de la amplia sala de exhibiciones. Un acontecimiento especialmente interesante para quienes trabajamos o hicimos alguna vez nuestro el trabajo editorial y el diseño gráfico, ya que Fauré corresponde a uno de los referentes más importantes y valiosos de la actividad en nuestro país, cuyo talento y experiencia europea colaboró en acelerar las artes gráficas chilenas de principios del siglo XX. Curiosamente, sin embargo, la historia ha sido ingrata y desagradecida con su memoria, por lo que esta exposición es casi un plan de rescate de su trabajo, que, por mérito propio, en realidad debiese estar al inicio de todo índice sobre la historia del diseño gráfico y editorial chileno.

Alejandro Fauré Boyer nació en Valparaíso el 5 de mayo de 1865, en el seno de una familia de inmigrantes franceses establecidos en el puerto desde pocos años antes. Sus primeros trabajos fueron para las imprentas litográficas porteñas. Era aún adolescente cuando ingresó a laLitografía Gillet, donde asumió roles de diseño de piezas gráficas que le permitieron convertirse en un hábil experto, pese a no haber estudiado jamás en alguna escuela de editorial o de artes aplicadas. Curiosamente, además, su trabajo tiene una clarísima influencia romántica de Art Nouveau, pese a que Fauré nunca pudo visitar Europa, por lo que su maestría le puso de manera natural en paralelo con los cultores de este movimiento modernista europeo. Esto puede verse claramente en las imágenes escogidas de la exposición que aquí mostramos.

Hacia 1890, marchó hasta Santiago con parte de su familia, tras fallecer su padre. Acá continuó en las actividades editoriales, donde demostró gran talento artístico y su delicado sentido de la estética en la ilustración. Su más importante matriz de labores tuvo lugar en la Imprenta Barcelona, que tenía sus cuarteles en calle Moneda 837. Allí escaló cargos hasta ocuparse de la dirección editorial de revistas como "La Lira Chilena". Sus influencias modernistas se repetían en portadas, viñetas, letras capitulares, logotipos, caricaturas, ilustraciones humorísticas, dibujos artísticos y títulos. Era un maestro completo.

Lamentablemente, la carrera prolífica de Fauré se vio cortada de súbito poco después de contraer matrimonio con su amada novia chilena, cuando cayó en una grave depresión al ser diagnosticado de una enfermedad incurable, y decidió quitarse la vida el 9 de noviembre de 1912. Abandonó este mundo con 47 años, dejando en la posteridad la marca histórica de su extraordinaria obra que ahora, gracias a esfuerzos como éste, vuelve a ser redescubierta y recotizada.

Como alguien ha anotado en uno de los paneles biográficos montados en la exposición de la Biblioteca Nacional:

"Su obra no sólo es reflejo de un país que se proyectaba al nuevo siglo mirando al viejo continente; también es testimonio de la vida urbana en formación y del surgimiento de los sectores medios de la sociedad chilena, a los que él pertenecía".

Sería algo de Perogrullo, entonces, el sugerir visitar la exposición a los amantes de la gráfica clásica y de la historia de medios... Más bien, ¡lo exijo!










Iconografia del Metro de Ciudad de Mexico

(Notar de donde fue que se saco la idea para el metro de santiago y su linea 1)

LANCE WYMAN Y
LA COMUNICACIÓN VISUAL EN EL METRO.

A partir del decreto de la creación del Sistema de Transporte Colectivo en el año de 1967, todo estaba planeado para llevar a cabo una gran obra que transformaría definitivamente la ciudad: la construcción de las primeras tres líneas y sus estaciones; los trenes del metro que construiría una compañía francesa con la tecnología más avanzada; la capacitación de personal técnico y profesional para operar los trenes y las puestos centrales de tráfico, además de los talleres de mantenimiento, la venta de boletos y la organización administrativa.

Habría que desplegar toda una infraestructura de actividades minuciosamente planeadas para dar un servicio de primera calidad para un sistema de transporte novedoso y de vanguardia. El destinatario final de todo este proyecto era único: el usuario que transitaba comúnmente en otro tipo de servicio público y al usuario, precisamente, se le debía guiar con una señalización clara y objetiva para que se desplazara sin confusiones y seguridad al interior del trasporte metropolitano, metro, como lo conocemos comúnmente.

Para la señalización al interior de las instalaciones del metro y de los vagones, se recurrió a arquitectos, fotógrafos y diseñadores, estos últimos extranjeros, entre los que destacó Lance Wyman como director de diseño y dos mexicanos, Arturo Quiñónez y Francisco Gallardo. Trabajaron juntos en el ISTME, Ingenieros en Sistemas de Transporte Metropolitano, que tenía la responsabilidad de la arquitectura, el diseño de los trenes y las estaciones, bajo la coordinación del arquitecto Pedro Ramírez Vázquez.

Con la experiencia del éxito de los logotipos que se usaron en los Juegos Olímpicos de 1968, de los que Lance Wyman había sido el creador, se acudió al mismo estilo, adecuándolos sustantivamente: El nombre y logo de la estación debía tener referencia inmediata al lugar de la misma, ya fuera un lugar histórico, de un barrio o identidad circunvecina, de personajes ilustres, etc. El nombre debía ser de una sola palabra en concordancia con el logotipo (propiamente pictograma) e independiente de su mismo nombre para las personas que no supieran leer o los mismos extranjeros. Por ejemplo, para los primeros, la estación Candelaria es el “pato” y para los segundos, que hablen inglés, “duck” Los sistemas de señalización, como éste con las señales en escaleras, entradas y salidas, vestíbulos, andenes y al interior de vagones se ha internacionalizado.

La rica variedad iconográfica de nuestra ciudad contribuyó, y facilitó, la creación de sus logotipos en los que se hace referencia a la época prehispánica, colonial, del México independiente y de la Revolución hasta nuestros días. También se creó el distintivo institucional de Sistema de Transporte Colectivo: la “M” del metro, que hace referencia a las primeras tres líneas, en sus barras verticales y a un tren circulando, con la barra curva superior que se incorpora a esas tres.

En su conjunto, todo el sistema de señalización del STC, estilos, formas, colores y ubicación, cumplen con el propósito de guiar y orientar al personaje más importante de la ciudad: el usuario.


Bosquejos y bocetos del logotipo Metro


Desarrollo de la m


Desarrollo de la iconografías de la Línea 1


Aplicación de señalización en exteriores